mercredi 1 octobre 2008

Projet de taxation sur la malbouffe : bonne initiative ou mesure pénalisante pour les plus pauvres ?

Suite au rapport parlementaire sur la prévention de l’obésité présenté par la député Valérie Boyer, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot s’est opposé à la création d’un bonus-malus sur les produits alimentaires en fonction de leur qualités nutritionnelles en invoquant les difficultés de pouvoir d’achat des Français.
On pourrait penser que taxer plus lourdement les aliments les plus salés, gras ou sucrés serait bénéfique et entraînerait des modifications de comportements chez les consommateurs de la « malbouffe ».
En fait, ce serait oublier que dans le domaine de la nutrition comme dans beaucoup d’autres, c’est L’EDUCATION des enfants qu’il faut privilégier sur les dangers d’une alimentation trop sucrée ou grasse.
C’est aux parents en premier lieu et aux enseignants spécialisés (biologie) et aux professionnels de santé que revient le rôle d’informer les enfants et les adolescents.
Comment se fait-il que des diététiciennes diplômées ne trouvent pas de travail ou seulement des temps partiels alors que nous assistons impuissants à « l’explosion du surpoids » ? Faudra-t-il attendre de battre les records des Américains en matière de surcharge pondérale pour que les pouvoirs publics fassent de la sensibilisation une priorité ?
Savez-vous que beaucoup trop d’enfants de 10 ou 12 ans en surpoids en France sont atteints de diabète de type 2, dit de la « maturité ».
Pas un mot non plus sur les bienfaits de l’activité physique régulière, qui avec une alimentation équilibrée, fait partie intégrante d’une santé durable et donne également le goût de l’effort, tellement utile dans beaucoup de circonstances de la vie.
Là aussi, de nombreux éducateurs sportifs sont réduits à un emploi à temps partiel et précaire…
Par ailleurs, la mesure intéressante qui prévoyait d’enlever les bonbons et autres sucreries des présentoirs près des caisses de supermarchés n’est toujours pas appliquée…
Comme disait Molière : « Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger »…

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