vendredi 15 août 2008

Activités physiques et courbatures

Vous avez peut être remarqué que lorsque vous faites davantage d’exercice physique, votre corps vous le rappelle en laissant de « douces sensations » dans vos muscles plus communément appelées courbatures.

Si le compétiteur d’une discipline sportive s’astreint à un entraînement intensif (préparation physique, pratique intense du sport) il n’en est rien de la personne qui reprend une activité physique ou de celle qui s’entretient au fil des ans.

Rappel de quelques règles pour éviter ou « contrôler » ce genre de désagréments :

- Commencez par vous échauffer, par exemple avant de courir ou de faire du vélo, on va doucement puis petit à petit au bout de 5 à 10 mn, on va une peu plus vite jusqu’à atteindre sa « vitesse de croisière ». Les étirements passifs ne servent à rien avant les activités physiques, au contraire avant une activité soutenue (sprint, compétition de tennis ou de squash) ils sont contre-indiqués. Si vous souhaitez vous étirer avant l’exercice, faites du contractez-relâchez-étirez, je contracte environ 5 secondes, je relâche 3 secondes et j’étire 5 à 10 secondes le muscle concerné.

- Respecter une progressivité dans la durée et l’intensité de vos exercices physiques (au début, on court 10 mn, en alternant marche et course parfois pour retrouver son souffle puis au bout d’une dizaine d’entraînements, on court 15 mn etc…

- Ne pas s’entraîner avec quelqu’un d’un niveau très supérieur à soi, la règle, on doit pouvoir parler pendant l’entraînement.

- L’hydratation est très importante, boire avant, pendant et après l’activité. Absorbez de l’eau plate (eau de source ou minérale de type Evian, Vittel avant et pendant l’exercice. On peut aussi utiliser des eaux minérales plus minéralisées de type Hépar ou Contrex surtout si l’on est sujet aux crampes musculaires et que l’on transpire beaucoup, car il y a un risque de pertes en magnésium. C’est très gênant car ce dernier intervient comme coenzyme pour produire de l’ATP (adénosine triphosphate) qui est une source d’énergie cellulaire. De l’eau gazeuse bien minéralisée de type Quézac, Arvie, Badoit est recommandée après l’exercice afin de diminuer l’acidité créée par l’activité physique, le bicarbonate s’opposant à l’acide lactique. Les eaux de type Vichy, Roxana sont certes plus riches en bicarbonates mais aussi en chlorures de sodium qui contribuent en excès à la rétention d’eau, à l’hypertension et à l’augmentation des risques de cancer de l’estomac. Par ailleurs, les eaux riches en fluor, plus de 3 mg de fluor par litre (Vichy St Yorre et Célestins) consommées en excès peuvent engendrer une fluorose, maladie qui s’attaque à l’émail des dents et facilite les fractures du col du fémur.

- Après la séance, faire des étirements passifs des muscles qui ont travaillé au moins 30 secondes, voire une minute ou deux. Penser à bien expirer pendant les étirements pour mieux se relâcher et surtout ne pas faire d’à-coups.

- Utilisez l’homéopathie, par exemple 3 granule d’arnica 9 CH avant et après l’effort (à jeun) en sublingual, je connais 2 professeurs de tennis et un rugbyman qui l’utilisent régulièrement, je l’ai moi-même expérimenté avec succès…

- Après l’entraînement et les étirements, on peut prendre une douche chaude et terminer par un jet froid sur les jambes pour le retour veineux.

- Un sauna est également possible, pas plus de 5 à 10 mn la première fois et on peut essayer 3 fois 3 minutes de sauna entrecoupés de douches tièdes ou froides et à la fin on termine si on le peut par une douche froide. Attention, il existe des contre-indications (mauvaise circulation sanguine, d’hypertension, maladies cardio-vasculaires), se renseigner avant de reproduire les pratiques de nos amis scandinaves.

- Un kiné peut également vous masser et atténuer les courbatures, à réserver aux grandes occasions (compétitions).

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